Gap en Cîmes, Trail des Crêtes

Publié le par TNE

L'année dernière cette course de fin de saison m'était passée sous le nez, la faute à cette tendinite du fascia lata qui m'avait aussi privé de l'Eco Trail de Sommand. Il me restait cette année à prendre une belle revanche.

 

En guise de préparation j'ai reprit dans les grandes lignes celle qui a fait ses preuves pour le trail du Caroux. Des sorties courtes mais rythmées en semaine, le trajet domicile-travail en vélo (30 km/jour) et une rando-course avec du dénivelé le week-end. La météo de ces dernières semaines fut plus que favorable aux escapades de fin de journée après le boulot. Une nouveauté quand même, le cours de boxe thaïe du mercredi soir, idéal comme préparation physique générale avec un bonne dose d'abdominaux et squats...

 

Arrivés avec Jessica la veille à Gap nous avons pu nous imprégner de cette ville résolument tournée vers la montagne. Une fois le dossard retiré et la pasta party avalée au 4e régiment de Chasseurs Alpins, direction dodo. Et malgré la fatigue bien présente ces derniers jours, le sommeil est dur à trouver puis il sera plutôt agité, réveillé une bonne dizaine de fois... Le levé du lendemain est difficile, des douleurs dans le dos et les jambes ne laissent rien présager de bon. Le petit-déjeuner et la fameuse crème sport déj maison ont du mal à passer. Mais la fraîcheur de l'extérieur (à peine 7°C) va vite me mettre dans l'ambiance et ne pas tarder à me réveiller. En route pour le Domaine de Charance où sera donné le départ j'observe longuement la montagne de Charance qui domine Gap et j'essaie d'imaginer le panorama qu'on doit avoir de là-haut ! Sur place tout le monde s'active ou parle de ses dernière aventures. Un petit échauffement s'impose car vu les têtes d'affiche (Rancon, Clavery, Beuzeboc...)  présentent sur le parcours ça risque de partir vite... Un gros peloton de près de 600 coureurs s'entasse dans le sas de départ. L'animation est plutôt réussie avec une troupe d'acteur montée sur échasse qui participe à la fête avec le public.

 

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Et top ! Le départ est donné à 9h pile-poil, comme prévu c'est très rapide, le GPS annonce 15, 16 puis 17 km/h, à cette allure là, ça ne durera pas longtemps.

 

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Je me cale tranquillement aux alentours de 12 km/h, les chemins sont larges et vallonnés, la circulation se fait bien. Les 6 km qui nous séparent de début de l'ascension vers les crêtes, sont très longs pour moi, c'est monotone et pas très intéressant. Pour me distraire je m'amuse à compter les paires de Salomon et à chercher le prochain sac à dos dans lequel je vais investir, après 81 paires je jette l'éponge et me dit que le trail ne se résume qu'en faite à une simple guerre commerciale entre marques. Un petit coup du cul au 4e kilomètre calme tout le monde et la foulée se transforme en marche. Puis c'est repartit une rapide descente vers le premier ravitaillement, et le gros morceau de la journée se profile enfin. Je croise Jessica et au pointage on m'annonce 240e, mais le plus dur reste à venir....

 

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On entre là dans la vraie montagne, un montée raide et technique vers le Cuchon de Charance, le paysage se dégage rapidement et nous offre une vue superbe. Je marche mais garde un bon rythme et trottine dès que possible. Les jambes semblent bonnes et répondent bien aux sollicitations. Les 700 m de dénivelé sont rapidement avalés, un bon nombre de coureur vient d'être doublé. Les premiers passages de crêtes sont vraiment super et très ludiques. Les deux premières descentes vers la croix de Charance et la Brèche sont techniques et je m'y fais vraiment plaisir. La suite sera plus physique et moins ludique, des sentiers droit dans la pente qui font mal aux pattes !  Au col de Guizière, 2e ravitaillement, pointé 160e, je ne tarde pas à repartir avec du saucisson plein les mains. Je relâche un peu pour garder des forces pour la fin de parcours. Nous arrivons en haut de la dernière bosse des crêtes, on oblique vers la gauche dans une prairie à vache bien raide, où j'amuse beaucoup. Des petits pas rapides me permettent de ne pas glisser et ma paire de Montrail Badrock et ses crampons font leur effet ! On rattrape un sentier ludique en balcons, en sous-bois, dans des pierriers, c'est sympa et c'est beau, on aperçoit le Pic de Gleize où doivent déjà être les coureurs du grand parcours. Le col de Gleize sera la dernière difficulté du parcours et le dernier ravitaillement.

 

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Encore quelques places de gagné, me voilà 148e. La fin de parcours sera descendante et j'appréhende puisque je ne connais pas le terrain et je crains que ça soit trop roulant. Et c'est le cas, les premiers kilomètres se font sur une large piste en faux-plat descendant où je peine à trouver mon rythme. Elle se transforme en sentier qui surplombe rapidement la plaine du gapençais. C'est ludique et beau, le sentier est un peu plus technique mais pas assez pentu malheureusement... Je digère finalement bien c'est descente et arrive rapidement sur le Domaine de Charance, il me reste pas mal de jus alors le dernier kilomètre se fera à fond, pour franchir la ligne en 3h13 et en 157e position.

 

Content des sensations ressenties pendant toute la bourse, je suis plutôt frais. Il me restera cependant un peu d'amertume, le parcours annoncé comme très montagne n'a proposé en fait qu'une dizaine de kilomètres vraiment typés, dommage...

 

Prochain rendez-vous trail, le 19 novembre à Bonnieux pour le trail nocturne.

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