Trail Ocres & Limons

Publié le par TNE

Après 3 mois d'entraînement sérieux, le temps était venu de se tester grandeur nature. Malgré quelques longues sorties effectuées à l'entraînement, je me lançait dans l'inconnu. Dans ma tête j'imaginais tous les cas de figure, loin de penser que tout se passerait si bien. La seule chose dont je ne doutais pas, c'était ma motivation, le matin au départ j'avais une grosse envie de courir !

Un échauffement méticuleux et quelques accélérations me confortent sur mon état de forme, les jambes répondent bien et n'ont pas l'air paralysées par l'évènement.

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Nous sommes 280 au départ, près de 200 concurrents s'élancent sur le 15 km. A 9h30 le gros peloton est lâché dans les rues de Mormoiron et je m'engage dans ma première course à pied, mon premier trail, un sentiment fort m'envahi alors...

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Le tour de ville est rapidement bouclé et les choses sérieuses commencent dès la sortie du village. Nous montons vers le Limon sur une large piste, la pente d'abord douce devient de plus en plus raide. Je me cale à un bon rythme tranquille, et la difficulté est facilement avalée. Une petite boucle de 3,5 km est effectuée sur le Limon avant de redescendre vers le village et de prendre la direction du plan d'eau des Salettes et des Ocres.

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Tout se déroule bien, j'ai prit mon rythme et m'y tient sans me soucier de ce qui se passe autour. Les sensations sont bonnes et les kilomètres s'enchaînent sans problème. Nous atteignons les Salettes qui marquent l'entrée dans le Massif des Ocres. Nous ne tardons pas à escalader les premiers raidillons typiques de ces collines, nous obligeant parfois à marcher. Le parcours est un joli mélange de portions sinueuses, ludiques, parfois techinques dans les les terres rouges et de parties plus roulantes permettant de récupérer et d'admirer les nombreux points de vue. Jamais plat, ce circuit est tout de même bien usant. Les passages dans les Ocres sont un vrai régal et s'enchaînent assez facilement. Au pied de la dernière difficulté du jour, la fatigue pointe son nez, les jambes sont un peu lourdes mais répondent encore aux sollicitations. Sans ralentir, je veille à ne pas me laisser griser par le profil descendant. Un point de côté apparaît soudainement, puis une deuxième. La respiration devient plus difficile, cela m'oblige à ralentir et à pratiquer quelques exercices. Trop violents, ils m'obligent à m'arrêter pour me vider complètement les poumons et reprendre mon souffle. Une fois relancé, cela redevient supportable et me permet de terminer dans de bonnes conditions les deux derniers kilomètres. Une petite arrivée au sprint pour rattraper un petit groupe et la boucle est bouclée.

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A cet instant je suis vraiment heureux du très bon déroulement de la course, et même un peu ému. Le résultat importe peu, même s'il est encourageant. 62e en 1h24'10", moi qui comptait passer environ deux heures sur le parcours...
Une bien belle expérience qui me conforte dans mon choix de me consacrer au trail et de mettre un peu de côté le vélo sans pour autant l'oublier.

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