Trail du Caroux

Publié le par TNE

Il était temps... Presque trois mois se sont écoulés depuis le Trail du Caroux. Plusieurs fois j'ai tenté d'écrire ce récit mais en vain. L'angoisse de la page blanche m'est venue, j'ai donc laissé faire le temps. Pourtant cette épreuve fut pour moi la plus aboutie de toutes. Du point vue physique premièrement, la gestion de la préparation et de la course ont été idéales mais aussi du point de vue sportif, le parcours est de loin celui qui m'aura laissé le meilleur souvenir. Des paysages hors normes traversés pendant près de 5 heures me laisseront une trace indélébile de mon passage dans le Caroux.

 

Arrivés la veille nous avons passé la nuit au camping d'Olargues, bien sympa et calme ce terrain communal. Le vieux village médieval d'Olargues nous a permit de faire notre petite balade digestive avant de rejoindre nos duvets. Quelques grondements de tonnerre durant la nuit laissent présager d'une météo un peu chaotique pour le lendemain. Au réveil le ciel est chargé, la forme est là et le petit-déjeuner est avalé avec entrain.

 

Nous rejoignons Mons  pour le départ et pendant le briefing la pluie se met à tomber, heureusement ça ne sera qu'une averse. Le départ est donné et ça part plutôt vite, on traverse le village en direction de la montagne. Le GPS affiche 17 km/h et les pelotons se forment déjà. On arrive au Pont des Soupirs, dans les 10 premiers je décide de mettre le clignotant et de ralentir la cadence en attaquant le premier gros morceaux de la journée, la piste des triangles est ses quelques 900 m de dénivelé. J'apprécie beaucoup ce terrain technique, qui me rappelle celui du Luberon. Je m'étais préparé en conséquence ayant bien compris qu'ici le côté minéral tenait un part importante dans le paysage. Le rythme d'ascension est bon, je marche rapidement et bon nombre de concurrents sont déjà dans le rouge. Une erreur de parcours me fera perdre un gros quart d'heure, emmenant avec moi une bonne dizaine de coureurs qui n'avaient pas remarqué non plus l'absence de balisage. De retour sur le bon chemin, je me retrouve dans le gros du peloton, je tente de rattraper mon retard mais la pente et l'étroitesse du sentier me compliquent la tâche. On approche du sommet et la vue se dégage sur les Aiguilles et les premières bruyères si caractéristiques du coin. Au Roc du Caroux, le vent s'en mêle, le terrain s'aplanit mais reste technique, je reprends alors en petites foulées. Toute la traversée du plateau sera intéressante, une alternance de paysages tous plus insolites, les tourbières, les champs de bruyères, et ces formes arrondies et douces qui tranchent franchement avec les flans escarpés du massif. Je file vers le premier ravitaillement situé à la Fage, une petit descente ludique et technique annonce la couleur pour la suite.

 

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Je retrouve Jessica, mange  un peu et ne tarde pas trop. Je m'engage sur le sentier des Gorges de Colombières. Je me souviens du briefing où Cyril nous avait dit que cette portion serait roulante... Je crois qu'on a la même définition du mot roulant. Le sentier est taillé dans les rochers et ondule légèrement.

 

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Ce passage est vraiment sympa et très ludique ! La suite dans la descente sera plus rectiligne et un peu moins technique mais pas de quoi franchement dérouler... Une fois en bas le répit sera de courte durée, une petite portion de route. Une bonne poignée de supporters qui applaudissent et encouragent avec le sourire, ça fait plaisir. Et me revoilà partit pour le second cadeaux du jour, 800 m de dénivelé sur un sentier caillouteux et technique par les Baraque de Caylus et le Roc du Boutou. A ce stade de la course des groupes se sont formés et je me retrouve au sein d'un petit comité de 4 coureurs dont une féminine. La montée se fait sur un bon train et nous atteignons assez rapidement le plateau. Celui-ci sera traversé une nouvelle fois mais vers le nord. Sur cette portion roulante, les jambes sont un peu lourdes et je finis par être décroché de mon petit groupe. Je m'alimente en conséquence avant d'aborder le dernier tiers du parcours. A Douch, je retrouve une nouvelle fois Jessica, ce qui me redonne un peu de peps.

 

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Une petite montée nous amène au Col de l'Airoles et nous plongeons vers le hameau d'Héric.

 

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La descente est une nouvelle fois technique entre cailoux et racines, et les derniers hectomètres au dessus du hameau seront assez pentus. Le dernier ravitaillement me permettra de faire une petite pause. J'aborde la dernière difficulté, le Col de Bardou, à un bon rythme et je reviens vite sur les coureurs du groupe que j'ai perdu sur le plateau. Les jambes reviennent et je peux courir alors que tout le monde marche. Sur la lancée, je m'engage dans la descente vers l'arrivée. Bien moins technique que les autres, elle ne me plaît pas beaucoup, mais j'arrive à bien dérouler et à garder le rythme. Je sens la fatigue mais j'arrive à la contenir, les jambes brûlent un peu mais ça ne me dérange pas.... J'arrive dans le village et le dernier kilomètre de bitume ne me découragera pas. Je franchis la ligne en 4h49'12" en 68e position.

 

Malgré la douleur et la fatigue, un profond sentiment de joie m'envahit et je suis vraiment content de la façon dont s'est déroulé la course...Ce jour là je pense avoir franchit un palier, qui sans doute me permettre de passer à une distance supérieure dès l'année, la barre des 3000 m de dénivelé me semble maintenant accessible !

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millepattes77 30/01/2012 22:48

bravo pour ces performances,pour ce blog attractif et ces belles photos,
Allez le virus des grands défis est le plus fort, attention aux surentraitements et à la vie de famille
sportivement
pierre alias millepattes77